Le dernier train. Une pièce bouleversante de Natacha Astuto

Billet d’humeur.

Le dernier train. Photo Zeizig-mascarille.com

Le dernier train. Photo Zeizig-mascarille.com

Deux prisonniers dans leur cellule. Robert et Jacky. Un tendre. Un salaud. L’un attend une libération anticipée pour bons et loyaux services en prison. L’autre est en route pour la perpétuité. Ce dernier tente de se suicider. Sans succès. Tous deux tournent en rond. Boivent du thé. Sous l’œil bienveillant et maternant de leur gardienne Marianne. Un évènement va modifier le cours de leur existence. Une visite. Une femme. Héloïse. Pourquoi vient-elle dans leur cellule ? Pourquoi les dévisage-t-elle ? Pourquoi ces questions étranges ? Ce qu’elle reproche à l’un d’eux est insoutenable. Indéfendable. Affrontement.

Texte beau. Dur. Cinglant. Tragique. Poignant. Comme une main qui te serre le cœur et te fait chialer. Comme ta respiration soudain prisonnière d’une apnée. Une émotion qui dégouline sur ta peau comme la sueur sur les murs de la prison. Les silences vibrent sur les visages des comédiens. La puissance de leurs regards dépasse celle des mots. Merveilleux dans leurs rôles.
Mais ce qui m’a le plus touché, c’est la dernière phrase. Sortie du coeur de l’un des prisonniers. Brillante. Lumineuse. Comme une fenêtre qu’un coup de vent entrebâille. « Dis à sa fille que je suis désolé ». Un pardon simple. Percutant. Vers une jeune fille. Un pardon que personne n’entendra. Sauf son enfant intérieur vers qui il tend une main. Celle de la paix enfin retrouvée avec lui-même. Un pardon qui rayonnera comme un soleil à perpétuité au fond de son âme.

Guy Dieppedalle

L’auteure

Natacha Astuto aime le café, le rose, les talons de 12, les séries-télés qui finissent mal et les grandes villes américaines, là où chaque rue est une tranche de vie. Ingénieure en mécanique et porteuse d’un master en économie, elle a tenu des rôles dans une quinzaine de pièce au sein de troupes suisses avec qui elle a tourné notamment en France, en Belgique et au Québec. En 2005, Natacha réalise un de ses rêves : écrire ses propres pièces. Ecrire encore et encore les drames de la vie, ne pas épargner ses personnages, les faire aimer, rire et pleurer. Un Hôpital pour six francs prend alors vie, suivi de Big Boss en 2006, puis l’Appartement en 2008, Dans une Autre vie en 2009 et Le Dernier train en 2012. Des comédies dramatiques typées – les tableaux sont courts, les dialogues nets et tranchants, et la transition entre le dramatique et le comique une évidence – qui tapent au bon endroit, jusqu’au lendemain au moins.
En 2013, Le Dernier train est finaliste du concours Writemovies #31 à Los Angeles et Big Boss gagne un publication dans le cadre du concours d’écriture dramatique organisé par l’association Tulalu !?
2014 est l’année où l’auteure voit sa pièce doublement primée au Festival de Cahors en France. La Compagnie TA58 remporte à la fois le Grand Prix du Jury et le Prix du Jury Jeune. C’est également l’année où sa version américaine de Le Dernier train, The Last Train, sera créée à Los Angeles dans le cadre du Hollywood Fringe Festival.
Natacha travaille actuellement à la rédaction du film The Last Train et à l’écriture de trois nouvelles pièces qui lui ont été commandées.

Natacha Astuto est également comédienne. Dans « Le Dernier train », présentée par sa troupe TA58, elle interprète le rôle d’Héloïse.

Natacha Astuto est Présidente de la Fédération Suisse des Sociétés théâtrales d’amateurs

Natacha Astuto (à droite) avec les comédiens de "Le dernier train".

Natacha Astuto (à droite) avec les comédiens de « Le dernier train ». A gauche : le metteur en scène. Photo G. Dieppedalle

La Compagnie

TA58
La Chaux de Fonds. Suisse. Membre la FSSTA

Le dernier train

° Finaliste du concours Writemovies #31 à Los Angeles
° Premier Prix du jury au Festival de Cahors 2014
° Prix du jury Jeunes du Festival de Cahors 2014
° Sélection du festival national de théâtre contemporain de Châtillon sur Chalaronne 2014
Images. Voir les images de la représentation au Festival national de Châtillon, sur le site mascarille.com

Ce texte est actuellement en auto-édition. Vous pouvez le demander directement à son auteure, par son adresse mail (Voir son site)

- Site de Natacha Astuto
- Site de la compagnie TA58
- Site de la FSSTA

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