ARCHIVE. Interview. On pourrait croire qu’il y a de la place pour tout le monde. Interview de Stéphanie Claveau auteure de théâtre

Stéphanie-Claveau-8Interview 2014.

Stéphanie Claveau, auteure de théâtre

G.D. L’Harmattan Théâtres vient d’éditer ta première pièce, une comédie « On pourrait croire qu’il y a de la place pour tout le monde ». Pièce que tu as déjà créée, début 2014, avec la compagnie L’Art s’emmêle de Sainte Foy-lès-Lyon.
Une comédie sur le thème de l’homme après sa mort.
Qu’est-ce qui t’a amené à écrire cette pièce ?
S.C. Pour le côté pratique, je me suis lancée un défi sur l’écriture d’une pièce, après 20 ans de mise en scène, pour voir comment cela faisait, si c’était compliqué, si c’était amusant etc… . Pour le côté thématique, c’est plus personnel.

G.D.  Proposes-tu des interrogations au lecteur sur ce thème à travers ton texte ?
S.C.  Je propose des interrogations sur le respect de l’autre, sur les croyances  des uns et des autres, et enfin des interrogations sur les choix de vie peut-être ?

G.D.  Tu as mis en scène ta propre pièce. Quelle analyse en fais-tu ?
S.C.  J’adore mettre en scène des pièces qui  véhiculent un message sociétal et  qui permettent ensuite à mes comédiens de se dépasser. Je retiens de cette expérience une exigence accrue, une proposition plus performante qui m’a permis d’aller à l’essentiel et d’obtenir de mes compagnons de théâtre plus d’évidence, plus d’énergie, plus de plaisir. J’ai le sentiment qu’avoir mis en scène ma propre pièce m’a rapproché d’un niveau d’exigence, qui tout en restant perfectible, se rapproche de mon objectif.
Lorsque j’ai écrit cette pièce, j’imaginais également la mise en scène. J’ai voulu la réaliser façon vaudeville, avec des portes qui claquent. J’ai investi dans un décor coûteux, ce que je n’aurais probablement pas fait pour une autre pièce.
Pour finir, je me suis très vite détachée du texte, mon plaisir portant comme je l’ai dit au début sur la mise en scène et le dépassement de soi des comédiens.
Finalement, je pense que cette pièce est articulée autour de la mise en scène, sans doute mon moteur.

G.D.  Combien de temps as-tu passé pour écrire cette oeuvre ?
S.C.  Je suppose que mes 20 ans d’expérience théâtrale amateur ont fait l’essentiel ! Pendant ces 20 années, je n’ai jamais cessé de me former sur des techniques de jeu ou des techniques théâtrales plus larges, et je suis allée voir beaucoup de spectacles amateurs ou non, sans parler de mes lectures de pièce de théâtre. Quand je me suis lancée ce défi en janvier 2013, j’ai écrit en 3 semaines les 30 premières scènes, peaufiné pendant 1 mois ces 30 scènes et j’ai mis 2 mois pour écrire la fin. Je ne trouvais pas ce que je voulais pour la fin. Le Festival de Châtillon sur Chalaronne proposait à ce moment-là un stage d’écriture, entre autre avec Robert Pouderou. Ce stage m’a aidé à clôturer la pièce. Et la rencontre avec Robert Pouderou m’a permis de vous présenter aujourd’hui cette pièce aux Editions L’Harmattan Théâtres, que je vous laisse découvrir !

Propos recueillis par Guy Dieppedalle

L’auteure. Biographie vue par les Editions L’Harmattan Théâtres
Stéphanie Claveau

Femme de l’ombre, metteur en scène, fondatrice et présidente de L’Art s’emmêle et auteure d’art dramatique.
« La découverte du théâtre en 1987 m’amène à poursuivre au sein du Conservatoire de Théâtre de Croissy sur Seine puis auprès de MJC en région parisienne et lyonnaise et enfin auprès de compagnies théâtrales lyonnaises. Je crée en 1995 la compagnie « Les pâles qui tombent » et en parallèle j’anime des ateliers de théâtre au sein d’écoles d’arts. La compagnie « Les pâles qui tombent » devient en 2003 « L’art en boîte ». Tout en poursuivant les mises en scène de mes troupes, je poursuis en parallèle ma formation, en passant par les Cours Florent à Paris, des stages de mime et de clown en région lyonnaise, mais aussi des stages d’écriture. Avec l’écriture de ma première pièce « On pourrait croire qu’il y a de la place pour tout le monde… », en 2013, ma compagnie « L’art s’emmêle » voit le jour.

Le théâtre existe car il y a des arts, il y a des hommes et des femmes, et il y a une envie commune. L’un sans l’autre et plus rien n’existe sur scène. »

Synopsis de la pièce

Un lieu de rencontre improbable, inconnu, insolite. Un trait d’humour, une once de questions, un saut dans l’absurde, une virgule d’étonnement. Ici vous retrouverez des hommes et des femmes qui se retrouvent à parler de la vie juste après sa bascule. Y aura t-il une place pour tout le monde ?

Descriptif

Comédie
Distribution
° 3 femmes (dont 1 très petit rôle)
° 5 hommes (dont 1 très petit rôle)
Durée : 1h20

Création

Cette pièce a été jouée en avril 2014 au théâtre Les Asphodèles, Lyon 3°, par la Cie L’Art s’emmêle de Sainte Foy-lès-Lyon

Liens

° Lien de L’Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=43569
° La compagnie L’Art s’emmêle: https://sites.google.com/site/emmeleart/
° La Compagnie sur Facebook : https://www.facebook.com/lart.semmele

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